LUCKY'S WORLD

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30 novembre 2008

SOUVENT LA NUIT JE PLEURE


larmes


Souvent la nuit je pleure. Vers deux ou trois heures je me réveille, telle une habitude, et je pleure.

Je ne peux m’empêcher qu’un jour, à ce moment précis, tout s’arrêtera pour moi.

Désormais j’en possède tellement l’intime conviction qu’à chaque réveil nocturne, comme si c’était l’ultime avant le repos éternel, je pleure.

En ces larmes s’exprime ma crainte face à cette obscurité pesante. L’espace infini qui appelle les âmes vers une destination ultra secrète engendre l’angoisse. Le ciel, si vaste, si noir et pourtant resplendissant de ses milliards d’étoiles scintillantes est le symbole vivant en ces instants sombres des paradoxes déconcertants qui jalonnent nos destinées et bousculent nos équilibres. Fréquemment je m’imagine que cette voûte n’est qu’un rideau et que je le déchire pour oser regarder ce qui se cache derrière.

Hélas je suis trop petite, si impuissante. Indubitablement nous n’admettons pas ce manque de contrôle intégral. L’homme regorge de carences. Les êtres, les choses, les événements, notre univers surtout, nous échappent maintes fois. Notre fin totalement.

Cette faiblesse me fait redouter le pire. Ignorer d’où l’on vient est déjà une inquiétude sourde, lourde à supporter ; se trouver face au néant pour l’après est foncièrement effrayant. Errance. Notre naissance s’effectuant dans une relative inconscience cérébrale, dépendante seulement des volontés étrangères, l’attitude à adopter est l’admission. Ensuite nous avançons plus soumis que libres. Enfin notre séjour s’achève vers l’inconnu, voie sans issue obligatoire.

A nul instant nous ne possédons de choix véritable. Je n’ai jamais demandé à venir dans ce monde, encore moins à y vagabonder en permanence, néanmoins je serai, comme chacun, condamnée à le quitter malgré tout, malgré moi. Pour l’enfer ou nulle part, le terme importe peu, peut-être de nuit de surcroît.

Même si je sais que l’on ne peut connaître le résultat d’une opération avant de l’avoir exécutée, une fois dans ma vie, je souhaiterais détenir les réponses avant d’affronter le problème. Malheureusement, la création, si fière de sa suprématie invincible, ne dévoilera jamais le moindre de ses secrets.

Parfois nous croyons élucider certaines énigmes ; ce ne sont que de dérisoires traces laissées volontairement en évidence au cours d’un parcours truqué afin d’apaiser nos curiosités déraisonnables de bêtes humaines. Reflets trompeurs renvoyés par un miroir brisé par l’usage de l’âge. Alors je pleure.

Je demande pardon pour mes journées chargées de rires inconscients et mes nuits de regrets perpétuels ; je ne suis encore qu’une enfant au regard de l’éternité.

Les enfants pleurent souvent la nuit…

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L'OUBLIE


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Robe blanche et anneaux dorés,

Union sacrée dans la chaleur de l’été.

Il n’y a pas si longtemps

En cette époque où ils s’aimaient tant.

Subsistent les manqués, quelques souvenirs,

Et surtout du noir pour l’avenir.

Après les câlins et la tendresse

Eclatent les chagrins et la détresse.

Partage trahi par les attitudes,

Orages surgis de la turpitude.

Cérémonie hâtée

Par une naissance annoncée,

Esprits exaltés

Par des urgences incontrôlées.

Puis se ternit l’éclat,

Se dresse un sombre constat,

Juste admettre l’échec

Engendré par trop peu de respect.

De leur alliance, logique bilan,

Tellement de querelles et cet enfant.

De leurs erreurs il portera le fardeau,

De leurs choix il subira les défauts.

Entre deux logis il vivra ses heures,

Taira ses rêves et déplacera son cœur.

De sa vie il gommera son enfance,

Ses cris, ses délires et ses différences,

Car de ces noces ratées

Il demeurera la victime oubliée.

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CARNET D'ADRESSES

Mon carnet d’adresses, je le possède depuis très longtemps. Malgré toutes ces années écoulées, je n’en ai jamais changé. Parfois je le consulte afin de côtoyer autrement, par une pensée pudique, tous ces gens dont j’ai voulu graver le nom.

Je m’aperçois alors que nombreux sont ceux partis vivre ailleurs leurs heures, volontairement ou définitivement. Quel que soit le motif de leur silence, une certitude demeure, je ne les reverrai jamais.

Je devrais sans doute effacer ces lignes d’abonnés absents mais cette épreuve m’apparaît tel un affront, un manque de respect à l’égard de leur mémoire.

En conservant noir sur blanc ces références de naguère, je règle à ma façon une dette d’insouciance qu’hier affichait encore. Je lutte contre l’oubli, cet outrage monstrueux dont sont capables les êtres humains. Ce désir d’amnésie est odieux car rayer un nom dans un carnet d’adresses c’est désirer fermer les portes de son esprit à un disparu qui veut y pénétrer.

Posté par Lucky Massana à 21:37 - CHRONIQUES INTEMPORELLES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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SANS DANGER


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Sans danger,

La vie c’est sans danger !

Tu peux tout rêver,

Même oser, voire risquer,

Il n’y a qu’à tenter

Puisque c’est sans danger !

Ta voiture, plus rapide,

Une petite bombe, un vrai bolide…

Tourne la clé,

Laisse aller ton pied,

Tu verras le voyage est super,

Mieux qu’un mirage dans le désert.

Au début ça surprend,

Ensuite c’est étonnant.

Tu y prends goût,

C’est tellement fou !

Ces défilés de paysages,

Pour ton cerveau que d’images !

En fait tu ne vois rien

Et tu t’en moques bien.

Seulement fuir la réalité,

Surtout ses banalités.

Tu as besoin d’émotions,

De défis, de fortes sensations.

Aussi la vitesse,

Que d’ivresse.

Mais attention, au tournant

La mort peut-être t’attend.

Sans doute que j’ai raison,

Cela dépend des saisons.

Mes funestes idées t’affichent le pire,

Alors tu testes d’autres délires.

Tu débouches une bouteille,

En ton palais, une merveille.

Boire un verre,

C’est pas l’enfer !

Tu en prends un, puis deux,

Tu te sens beaucoup mieux,

Tu en profites c’est une bonne année,

Une excellente cuvée.

Tu ne peux pas dire non,

Ce ne sont pas des façons.

Bientôt plus rien à faire,

Tu roules à terre !

Tu me lances un regard,

Il faut rentrer, il est si tard !

Demain on en reparlera,

Néanmoins tu ne renonces pas.

Il existe autre chose ailleurs

Pour tromper ces maudites heures.

Son nom est tabou

Mais ça aide à tenir le coup.

Tu essayes, juste pour voir,

Il paraît que cela redonne espoir.

C’est sublime, plus que magique,

Comme évasion, c’est unique…

Désormais il t’en faut, et chaque jour,

Sinon tu es vraiment trop court.

Puis tu glisses, tu dérapes,

Ca ne va pas, tout t’échappe.

Tu cries, tu hurles,

Ton monde bascule.

Mais je suis là,

Observe, là-bas.

Dans tes abîmes, cette lumière,

Loin de tes mines, une clairière.

Ecoute-moi bien,

Ce n’est pas pour rien,

Chasse la mélancolie,

Je suis ta survie.

Tu m’avais ignorée, méprisée,

La vie c’est sans danger,

Ce sont tes paroles,

Qu’elles sont folles !

Efface tout, oublie tout,

L’essentiel est de parvenir debout,

Des excès, pas trop abuser,

Car attention : DANGER !

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L'AFRIQUE DE L'OUEST A BESOIN DE 361 MILLIONS DE DOLLARS

Par un communiqué du 24 Novembre 2008, les Nations Unies ont lancé un appel de fonds de plus de 361 millions de dollars pour l’année 2009 afin de subvenir aux besoins humanitaires de millions de personnes en Afrique de l’Ouest.

Cette somme se justifie par la hausse des prix des denrées alimentaires dans cette région, l’une des plus pauvres du monde. Cette aide, si elle est majoritairement indispensable dans le secteur de l’alimentaire, demeure également nécessaire dans les domaines de l’eau et de l’assainissement ainsi que de la santé et de la protection.

Cette crise alimentaire fait ressortir la nécessité absolue d’œuvrer vers des solutions systématiques afin de parer aux problèmes découlant des inégalités et des effets pervers des changements climatiques sur le développement. Au-delà d’une réponse à court terme il est essentiel de fournir des options pour un équilibre économique durable.

Le Programme Alimentaire Mondial estime que l’Afrique de l’Ouest a été particulièrement affectée par les conséquences de la hausse des prix surtout au sein des pays fortement dépendants des importations.

Il est estimé que la crise alimentaire a fragilisé la situation financière et l’état nutritionnel des ménages dans une région où les revenus sont parmi les plus bas du monde et qui sont particulièrement touchés par la malnutrition.

En chiffrant les besoins à 361 millions de dollars, les acteurs humanitaires veulent préserver les acquis enregistrés ces dernières années dans la lutte contre la pauvreté et, notamment, dans des secteurs prioritaires tels que l’alimentation, la nutrition, l’éducation et l’accès à l’eau potable. Ces 361 millions de dollars s’insèrent dans l’appel global des Nations Unies qui s’élève à près de 7 milliards de dollars qui devraient couvrir les besoins de 30 millions de personnes dans 31 pays.

L’appel humanitaire de 2008 a mobilisé plus de 289 millions de dollars soit 63% de l’enveloppe totale requise. Depuis la mise en place de ce processus d’appel en 2003 par OCHA c’est près d’1 milliard de dollars d’aide humanitaire qui a été affecté par la communauté internationale à l’Afrique de l’Ouest.

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SURVIE DE L'ENFANT EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE


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Au sein du continent africain, partagé en 2 zones par le désert du Sahara, la région subsaharienne, même si elle a fait chuter son taux de mortalité de 35% en 40 ans, demeure l’environnement le plus périlleux du monde pour la survie d’un enfant de moins de 5 ans. Les derniers chiffres connus faisaient état d’un taux de mortalité de 160 pour 1000 : cela signifie qu’1 enfant sur 6 ne fêtera jamais ses 5 ans.


Pourtant les spécialistes sont unanimes, il suffit de peu pour que l’évolution emprunte une bonne voie : action concertée, stratégies solides, ressources suffisantes et surtout détermination politique. Toutefois ce sont toujours les mêmes obstacles qui contribuent à la stagnation voire l’aggravation des taux de mortalité infantile : la pauvreté, les effets du SIDA et des conflits, la médiocrité des infrastructures et les carences des systèmes de santé.


De surcroît, et malheureusement serait-on tenté de dire, l’Afrique subsaharienne est la région où le taux de fécondité est le plus élevé du globe avec une moyenne de 5.3 contre 3 en Asie et 2.8 l’ensemble des pays en développement. Ce qui est beaucoup plus inquiétant est qu’en 1970 l’Afrique subsaharienne affichait 11% des naissances de la planète et des 19% des décès d’enfants de moins de 5 ans. En 2006 la proportion des naissances représente 22% et les décès 50%. Alors que partout dans le monde la proportion a chuté, en Afrique de l’Ouest elle a triplé et elle a doublé en Afrique de l’Est et centrale. Ces chiffres catastrophiques reflètent la lenteur des progrès dans le secteur des soins de santé de base, un problème majeur de malnutrition, la pénurie d’eau potable (insuffisance de sources et déficience d’installations d’assainissement).


Un examen de la répartition des décès en Afrique subsaharienne révèle que 8% sont imputables à l’Afrique australe (soit 400 000 décès en 2006), 18% à l’Afrique centrale (soit 900 000 décès), 30% à l’Afrique de l’Est (1.5 million de décès) et 42% à l’Afrique de l’Ouest (2.1 millions de décès). Par ailleurs, 3 pays (l’Ethiopie, le Nigéria et la République Démocratique du Congo) regroupent plus de 43% du nombre total des décès des enfants de moins de 5 ans sur l’ensemble du continent africain.


Les principales causes de décès de ces enfants sont malheureusement bien connues : les maladies néonatales sont responsables de plus d’un quart, la pneumonie (environ 1/5), le paludisme et les maladies diarrhéiques (17-18%), le SIDA et la rougeole.


Il existe des moyens de parade simples pour éradiquer ces fléaux : assistance de personnel qualifié aux naissances avec suivi et prise en charge, prévention en matière de transmission du VIH et traitement pédiatrique de l’enfant, nutrition adéquate avec allaitement exclusif au sein pendant les 6 premiers mois de la vie, compléments alimentaires et allaitements maternels jusqu’au 2 ans, suppléments en micronutriments pour renforcer le système immunitaire, vaccination des enfants contre les 6 maladies principales, thérapie de réhydratation orale et zinc pour lutter contre les maladies diarrhéiques, antibiotiques contre la pneumonie, moustiquaires imprégnées et médicaments efficaces pour prévenir et traiter le paludisme, promotion de l’hygiène (lavage des mains au savon, traitement des eaux…).


Si des progrès, même faibles, sont effectués dans certains domaines ; dans d’autres ils demeurent marginaux (lutte contre la pneumonie et les diarrhées). Il est également urgent de parer à la dénutrition et à l’hygiène. En 2006, près de 45% de la population n’avaient pas accès à des sources améliorées d’eau potable et 60% n’avaient pas d’installations sanitaires en Afrique subsaharienne. Cela signifie que 54 millions d’enfants de moins de 5 ans ne peuvent bénéficier de sources améliorées d’eau potable et cela engendre le décès de plus de 2 millions d’enfants chaque année suite à des diarrhées. Des installations sanitaires décentes et une hygiène adéquate permettrait de faire reculer de 2/3 le taux de mortalité par diarrhées (les zones rurales dont naturellement les plus touchées puisque seulement 41% disposent d’installations modernes). De surcroît 70% des enfants atteints de ce genre d’infection ne sont pas traités alors que la solution ne coûte que 0.05 dollar !


Outre les infrastructures et les moyens médicamenteux, le personnel qualifié, les campagnes d’information et de prévention en matière d’hygiène et de lutte contre le SIDA, des volontés politiques pour mettre en place des installations propres à fournir de l’eau potable, le facteur éducation est également un élément important.


En effet, le faible niveau d’instruction, notamment des femmes et des jeunes filles, est un obstacle conséquent pour la santé maternelle et infantile. Même si récemment des progrès ont été effectués dans ce sens, l’analphabétisme demeure très présent et ses conséquences peuvent s’avérer dévastatrices car les femmes illettrées n’accordent généralement pas d’importance à un suivi tant prénatal que postnatal et sont soumises à des risques que la femme instruite peut limiter (grossesses précoces et rapprochées, déficiences nutritionnelles pour elles et l’enfant, défauts de vaccination…).

Par ailleurs, l’enregistrement des naissances est une étape essentielle vers l’accès aux services indispensables. Malheureusement, l’Afrique subsaharienne affiche un taux de 66% de naissances qui n’ont jamais été déclarées soit environ 33.6 millions d’enfants qui n’ont fait l’objet d’aucune déclaration à la naissance. En 2006, ce sont 19.7 millions d’enfants qui n’ont pas été enregistrés à la naissance (la Tanzanie et la Zambie étant les cancres avec seulement 8% d’enregistrement).


L’enregistrement des naissances et l’accès aux soins médicaux sont étroitement liés car une telle démarche suppose la présence d’un personnel soignant à la naissance avec toutes les incidences postnatales que cela suppose (vaccinations, prescriptions de suppléments vitaminiques…). Hélas, dans les régions isolées (synonyme d’exclusion sociale) le manque d’accès aux services sociaux, la distance à parcourir pour se rendre au centre le plus proche découragent profondément les parents qui souhaitent déclarer leur enfant.


Pour améliorer la survie des enfants en Afrique subsaharienne il est également vital de fournir aux femmes les moyens de s’affirmer économiquement et socialement. En effet, diverses études ont prouvé que lorsque les femmes disposent d’un droit de décision dans la gestion du budget familial elles octroient plus de ressources à la nourriture et aux soins des enfants. Ceci est loin d’être le cas comme le prouve une enquête menée au Burkina Faso, au Mali et au Nigéria où 75% des femmes interrogées ont avoué que c’était les maris qui décidaient seuls des soins à accorder à leurs épouses.


Il devient donc urgent de promouvoir l’équité sociale. Des millions de femmes et d’enfants ont été exclus des progrès sociaux et économiques au cours des récentes décennies parce qu’ils sont pauvres et vulnérables. Particulièrement sensibles à de nombreux facteurs (conflits armés, catastrophes naturelles, mauvaise gouvernance, chocs économiques…) plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne ont souffert de situation d’urgence au cours des dernières années. Une étude révèle que le revenu mensuel disponible a chuté de 80% dans plus de 2/3 des familles entre 2001 et 2006.


Pour améliorer considérablement la survie des enfants de moins de 5 ans en Afrique subsaharienne, il est essentiel de tirer des leçons au travers de l’évolution des systèmes et des pratiques sanitaires.


Tout d’abord un premier constat valide qu’il est difficile de promouvoir l’amélioration à long terme des pratiques sanitaires en l’absence de services de base complets : eau salubre, installations sanitaires, nutrition adéquate, promotion pour la participation de la communauté. Malheureusement la crise supportée par de nombreux pays de l’Afrique subsaharienne dans les années 80 ont contraint à entravé la mise en œuvre des soins de santé primaires complets et a contraint les états à adopter des systèmes de soins de santé primaires sélectifs portant sur 4 points : surveillance de la croissance afin de lutter contre la dénutrition, thérapie de réhydratation orale pour traiter la diarrhée chez l’enfant, allaitement maternel pour préserver la santé des jeunes enfants et vaccinations contre 6 maladies infantiles meurtrières.


En 1987, via l’Initiative de Bamako, une nouvelle stratégie a été mise en place dans le but d’améliorer l’accès aux soins de santé primaires grâce à la création de centres de santé aptes à fournir toute une gamme de soins minimums intégrés (accès privilégiés aux médicaments, contacts réguliers des communautés avec du personnel soignant qualifié).


Depuis 2002, la Stratégie accélérée pour la survie et le développement de l’enfant est l’exemple le plus récent d’approche intégrée des soins de santé primaires. Ce programme privilégie 3 stratégies de prestations de services dans le but d’élargir leur couverture : via des bénévoles, promotion dans les communautés de pratiques familiales relatives à la santé et à la nutrition, campagne de sensibilisation pour la promotion de biens et services essentiels (vaccinations, vitamines…), prestations hospitalières comprenant un éventail de soins minimums intégrés regroupant toutes les interventions prioritaires.


Néanmoins, quels que soient les systèmes mis en pratique, les campagnes d’information, la présence de personnel soignant, il demeure avant tout 2 paramètres essentiels pour éradiquer la mortalité infantile en Afrique subsaharienne : la volonté des politiques en place dans chaque pays de créer des vrais systèmes de santé avec des infrastructures modernes dirigées par des professionnels qualifiés et surtout des fonds pour mener à bien ces projets.


Un seul mot d’ordre : Unissons-nous pour la survie de l’enfant en Afrique, mais également pour une espérance de vie plus longue pour tous les Africains !


Une bonne gouvernance continentale et internationale est essentielle. L’Afrique, par exemple, perd près de 18 milliards de dollars par an à cause des conflits. Ces chaos provoquent une baisse annuelle de 15% de l’économie. Cette perte correspond à ce que le continent a besoin pour améliorer ses systèmes éducatifs, ses accès à l’eau potable et à l’assainissement, ses protections contre la tuberculose et le paludisme. La guerre coûte chaque année plus chère que les 16.3 milliards de dollars nécessaires pour lutter contre le VIH et le SIDA en Afrique.


L’Afrique n’a pas besoin d’être convaincue. Ce qu'il lui faut ce sont des dirigeants engagés, conscients qu’une excellente gouvernance alliée à l’aide communautaire internationale peuvent favoriser des changements substantiels et positifs pour les enfants et pour tous les Africains en général.


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29 novembre 2008

AFRO-AMERICAINS ET AFRICAINS : REGARDS CROISES

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W.E.B DU BOIS


Depuis des décennies, par delà l’océan qui les sépare les Africains et les Afro-Américains projettent leurs rêves mutuels. Des rencontres ont été esquissées via les exils des uns vers le Nouveau-Monde et le retour aux origines des autres, mais les vraies retrouvailles se heurtent à la réalité car bien des malentendus ont vu le jour au fil des ans.


En effet, aujourd’hui, les nouvelles vagues d’immigration venues d’Afrique inspirent sympathie et respect à l’Amérique moyenne blanche qui reprochent dans le même temps un manque de vertus et d’éthique à ses propres Noirs. Cependant une triste réalité se cache derrière cette vision bien commode : 40% des Africains qui émigrent aux USA ont un diplôme universitaire et leur revenu moyen, une fois installés, est supérieur de 30% à celui des Afro-Américains. De surcroît, ils ne sont pas perçus comme ceux qui vont réclamer réparations pour l’esclavage et la ségrégation mais comme des Africains éduqués et travailleurs. Ils sont rassurants pour des Blancs qui ne craignent pas tant que leurs propres descendants d’Africains.


Il est notable de constater que la longue histoire des relations entre ceux qui ne s’appellent que depuis peu « Afro-américains » (dont certains veulent encore croire qu’ils sont une diaspora africaine) et une Afrique qui ne sait plus quoi penser de ces noirs déculturés, sont passionnées et jonchées de méprises.


On assiste actuellement à un phénomène d’affirmation particulier de la part des Afro-Américains qui s’affichent vêtu du « kent », l’habit traditionnel Ashanti. Paradoxalement ces « accoutrements » font rire l’Afrique qui se moque de ces Américains portant ces « dashikis » colorés qui les distinguent immédiatement et les désignent comme touristes. Dans les rues des grandes métropoles, ceux qui se considèrent comme les « vrais » Africains reconnaissent instantanément ces militants déguisés du « Black Power », qui se disent « Afrikans » avec le « K » de Kemet ou « Nubians » pour signifier leur indéfectible africanité et leur retour aux glorieuses racines. Ce « recours à l’Afrique » leur permet à bien des égards de garder leur distance à l’égard de leur propre américanité. Malheureusement le souhait d’une recomposition de la famille noire originelle paraît illusoire car les Africains se sentent parfois plus proches des Blancs ou des autres minorités que de ces frères lointains.


L’échec de réunification s’explique par les stéréotypes nourris par les uns comme par les autres depuis l’âge d’or de l’Europe impériale. En effet, l’Afrique de cette époque y est dessinée comme l’antithèse de la civilisation européenne, la bestialité la plus primitive guidant l’homme perdu sur un continent d’une laideur grotesque et d’une barbarie terrifiante vers les premiers âges de l’humanité. Les Américains ont fondamentalement conservé ce stéréotype qu’il s’agisse de sa face tragique (l’Afrique est un espace sanglant de violence et de tribalisme) ou de sa face comique (cette vaste terre de jeu est occupée par des animaux colorés et par de bons sauvages arriérés, accueillant les touristes et leurs devises à bras ouverts).


La culture populaire comme la recherche universitaire sont au cœur de cette grande méprise mutuelle. Au cours des dernières années, le cinéma américain, par exemple, a su octroyé une bonne place à l’Afrique via des productions telles que « Hotel Rwanda », « Blood Diamond » ou « Le Dernier Roi d’Ecosse » qui, relatifs à des événements différents, sont pourtant conformes en un point : l’Afrique est un lieu de violence et de chaos. Préalablement le public disposait d’une vision romantique notamment à travers de films comme « Out of Africa ». Dans un autre registre, toute évocation de Nelson Mandela aux USA suscite un enthousiasme un peu naïf car associé à tort à l’idéal de non violence de Martin Luther King dont, en fait, il est bien loin.


Finalement, l’Afrique renvoie le reflet d’une image d’Epinal qui est un savant mélange de tragique et de romantique. Terre de mission elle est devenue l’obsession des nouveaux philanthropes américains qui découvrent un peuple, une terre et surtout une cause. Après avoir été oubliée ou abandonnée à sa misère, sa famine, ses maladies, ses tragédies et sa mort lente, l’Afrique est devenue depuis peu une urgence dans les consciences, notamment américaines.


Pour preuve le numéro de Juillet 2007 de la revue Vanity Fair qui fut consacré au renouveau de l’espoir en Afrique. La particularité de ce numéro fut la réalisation de 20 couvertures différentes mettant en scène des missionnaires modernes partis chercher sur le continent africain leur rédemption. Chaque cliché d’Annie Leibowitz est la diffusion d’une parole émise par une célébrité à une autre. Au final ce sont 20 personnalités qui se sont prêtées au jeu de la photographe qui souhaitait rendre hommage à des notoriétés « qui oeuvrent pour améliorer le sort de l’Afrique, la rendre autonome et éradiquer le SIDA de son territoire ». Sur ces 20 philanthropes (Don Cheadle, Muhammad Ali, la Reine Rania de Jordanie, Bono, Condoleezza Rice, George W. Bush, Desmond Tutu, Brad Pitt, Djimon Hounsou, Madonna, Maya Angelou, Chris Rock, Warren Buffet, Bill et Melinda Gates, Oprah Winfrey, George Clooney, Alicia Keys, Jay-Z, Iman et Barack Obama) une seule est africaine. Il est donc suggéré que le destin de l’Afrique est entre les mains des bienfaiteurs américains. Cette surestimation n’a rien de surprenant : elle est l’un des derniers épisodes de cette relation tourmentée entre les Noirs américains et le continent matrice.


Comme les Africains ne manquent pas de le rappeler, si les Afro-Américains se considèrent comme leurs frères, ils s’affichent d’abord en grands frères. Malentendu éternel qui transforme les cousins d’Amérique en moralistes arrogants. Par le passé, l’Afrique a subit pire de la part de cette lointaine famille.


En 1822, le Libéria est fondé par une société américaine de colonisation pour y installer des esclaves noirs libérés. Dès le début il y a malaise entre les affranchis et les autochtones. Lorsque le 26.07.1847 le Libéria devient une république indépendante, l’élite américano-libérienne et son parti, le True Whig, prend le pouvoir et le conservera durant un siècle, imposant le travail forcé aux autochtones. En 1936, en dépit de l’abandon du travail forcé, ils demeurent des citoyens de seconde zone car privés de droit de vote. Il faudra attendre 1945 pour que le président William Vacanarat Shadrach Tubman leur accorde ce droit légitime. En 1971 lorsque le président Tolbert succède à Tubman, la politique économique qu’il mène accroît le fossé entre Américano- Libériens et autochtones. Son comportement causera sa perte car le 12.04.1980 il est sauvagement assassiné lors d’un coup d’état mené par Samuel Kanyon Doe, un autochtone qui prend le pouvoir.


Pourtant, c’est gorgé de bons sentiments et d’une sincère fraternité que certains Afro-Américains s’investissent en Afrique.


L’histoire de la recherche en maternité des Noirs américains est aussi ancienne que leur déracinement. Dès les premiers voyages nombreux sont les esclaves qui ont tenté de rentrer en Afrique. Les témoignages persistants de ces années sombres rapportent des centaines de luttes comparables à celle d’Ayuba Suleiman Diallo qui, dès 1730, après avoir été embarqué comme esclave à partir de son Sénégal natal, est parvenu après des mois d’acharnement à rentrer chez lui, retrouver les siens et mourir à 73 ans. Son incroyable aventure préfigure la longue épopée de Noirs américains qui continuent à se penser Africains et qui veulent rentrer.


Jusqu’à Obama, l’odyssée de la minorité noire américaine est parsemée de tentatives pour recréer le lien organique avec l’Afrique. Pour ce faire, des dizaines de milliers d’Afro-Américains se sont installés essentiellement au Ghana depuis l’indépendance du pays en 1957. Le fondateur de la nation, Kwame N’Krumah, qui fit ses études aux USA, tenta de concrétiser le rêve panafricain. Certains penseurs théorisèrent sur une profonde similitude entre les Africains, victimes de l’oppression coloniale, et les Noirs américains qui subissaient la ségrégation. Libérés des Anglais, les Ghanéens annoncent la victoire des Noirs ségrégués. Réalité ou mythe, quoiqu’il en soit, par une étrange coïncidence historique, quand la loi sur les droits civiques des Noirs américains en 1964, près de 30 pays africains gagnaient leur indépendance, initié par le Ghana. Pourtant, même s’il a dédié l’un de ses plus beaux discours au Ghana en 1957, Martin Luther King l’avait clairement énoncé, les Afro-Américains ne sont pas des Africains. Néanmoins ils sont considérés comme frères et King même les invite à partir pour l’Afrique afin d’aider le jeune pays à se construire. Il fut entendu et, à l’exemple du grand WEB Du Bois, une communauté américaine idéaliste entama sa transhumance vers le Ghana. Dubois fut l’un des pères du panafricanisme américain qui tint son premier Congrès officiel en 1919 à Paris. Leur idéologie était simple car elle consistait à considérer les Africains et les descendants d’Africains nés ou vivant hors d’Afrique comme un seul ensemble uni dans un sentiment de solidarité afin de régénérer et unifier l’Afrique. Elle s’exprime via la glorification du passé de l’Afrique et la fierté des valeurs africaines. Le panafricanisme devait libérer le peuple noir de toutes les oppressions. Ce ne fut qu’un rêve, vite fané, qui ne retrouva qu’un peu de vigueur avec le mirage ghanéen.


En effet, nombreux sont les Afro-Américains qui reçurent la terrible gifle de la désillusion. D’abord parce qu’ils sont confrontés à leur altérité puis à l’hostilité des Africains et enfin à l’amertume de leurs compatriotes restés aux USA et qui sont devenus cyniques. Sur le terrain ils découvrent que les Africains ont participé à la traite et réalisent que la couleur de leur peau ne signifie rien face à l’immensité océanique qui les sépare culturellement. Ce ne sont que ressentiment et incompréhension qui caractérisent ces retrouvailles. Ils doivent admettre que leurs rêves d’empire Ashanti et de royaumes glorieux n’étaient que des mythes d’une Afrique fantasmée en leurs esprits.


Longtemps les Noirs d’Amérique, tel Malcom X, ont soutenu que les Blancs étaient les seuls responsables de leur impossible retour en Afrique.


Aujourd’hui les intellectuels Afro-Américains tel que Kwame Anthony Appiah livre une critique sans fards du continent fantasmé et s’avoue favorable à une déconstruction du mythe : l’Afrique a soutenu le commerce des esclaves, a pratiqué l’esclavage sur son sol et se refuse à le reconnaître. Appiah ne croit ni en la race ni en une « négritude » essentialiste rassemblant par delà les continents des gens n’ayant en commun que leur couleur de peau.


L’Afrique, lorsqu’elle cesse d’être un mythe lointain, est donc la source d’une grande désillusion et témoigne d’un grand malentendu pour les Noirs américains. Mais l’inverse est également vrai car des centaines de milliers d’Africains qui migrent aux USA découvrent non seulement le racisme d’une société majoritairement blanche mais également l’hostilité des Afro-Américains. Le comportement de ces derniers découle du registre classique des stéréotypes blancs liés à l’arriération de l’Afrique et qu’ils ont intégrée mais aussi dans le ressentiment et la mémoire douloureuse de l’esclavage. Désormais la ligne de partage des couleurs n’est plus seulement entre Noirs et Blancs mais aussi entre Noirs et immigrés noirs. Certains Afro-Américains ne veulent pas être confondus avec ceux dont ils aiment pourtant se dire les frères. Ils aiment davantage l’Afrique que les Africains.


Dans les ghettos du Bronx comme sur le campus de Cambridge, une même amertume s’exprime : les Africains seraient des privilégiés pour accéder à ce qui semble l’apanage des Blancs : l’éducation supérieure et les emplois supérieurs. Alors qu’ils ne représentent que 3% des Noirs aux Etats-Unis ils constituent 25% des étudiants noirs des universités publiques et plus de 40% de ceux de la prestigieuse Ivy League. La maîtrise de la langue anglaise, les recommandations familiales invitant à la réussite, la qualité de l’enseignement qu’ils ont reçu en Afrique et la vénération pour l’éducation sont autant d’atouts pour leur intégration. Plus dociles, davantage prompts à se soumettre aux exigences arrogantes des Blancs, ces Africains ne veulent pas se dire « Noirs » car ils ne souhaitent pas être identifiés à « l’underclass » des Noirs américains. Les moqueries et les brimades sont mutuelles. En dépit d’une docilité toute relative, ils ne manquent pas de rappeler qu’ils ne vivent pas dans un monde régi par des Blancs qui ont dénaturé l’homme noir. Ils s’affirment être des civilisés qui élèvent leurs enfants dans le respect des anciens et du savoir. En fait les deux communautés expriment avec agressivité parfois un sentiment d’altérité qui apparaît comme le déni d’une familiarité que le temps et la distance ont voilée.


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Posté par Lucky Massana à 23:28 - L'AMERIQUE DES NOIRS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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SOUVENIRS

souvenirs


Quand sur nos vies tombe le soir,

Lorsque le vide se fait en nos mémoires,

Parfois reviennent à la charge

Ces êtres aimés et leur image.

Pas de regrets, pas de morsures,

Les souvenirs ne sont pas que blessures.

Ouvrir notre âme,

Rien d’infâme,

Avouer nos rêves, nos fantasmes,

Ce n’est pas qu’affaire de femmes.

Il se le dit, puis il oublie,

Manque de temps ou d’envie,

Pourquoi faire le point sur cette vie

Où il n’est que futile survie ?

Homme discret, trop effacé,

Etre secret, vif écorché,

Son cœur saigne

De tant de peines,

Il traîne ses chaînes,

Trop de colère en ses veines,

Il a beau se dire et même l’écrire,

Qu’il n’a peut-être pas vécu le pire,

Qu’il n’y peut rien, que c’est comme ça,

De cette vie il ne veut pas.

Il n’y croit pas

Mais elle est là,

Dans cette nuit, une lumière,

Sa petite lueur sur cette terre.

Aussi il doit, c’est décidé,

Ouvrir les yeux et avancer.

Dans le fond ce n’est pas si mal,

Juste un peu banal.

Il les voit bien, ils sont tous là,

Ces êtres tant chéris ici-bas.

Ces bonheurs, une telle chance,

Effacent toutes les souffrances.

La vie n’est pas toujours dans l’avenir,

La joie éclate aussi dans les souvenirs.


Posté par Lucky Massana à 12:19 - POEMES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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IMPASSE


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De la vie tu as tout essayé,

Les vérités trop révélées,

Tes rêves réalisés,

Tes vengeances achevées,

Tes amours assouvies,

Tes ambitions réussies,

Ta gloire établie,

Ta puissance accomplie.

De ces faits tu en es fier.

Tu as renié tes frères,

Abandonné les tiens,

Oublié d’où tu viens,

Trahi tes amis,

Détruit tes ennemis,

Bafoué toutes les lois,

Instauré ton droit,

Acheté les institutions,

Corrompu les administrations,

Nuls regrets

Pour ces méfaits,

Tu t’étais tracé ton destin,

Tu l’as mené à bien.

Mais regarde-toi en face,

Laisse tomber les masques,

Ne triche pas pour une fois,

Ne te mens pas,

Accepte les règles du jeu,

Lis au fond de tes yeux.

Ton âme te crie,

Elle te supplie pour ta survie.

Elle est ton ultime chance

Pour effacer tes offenses,

Faible lueur dans ton noir,

Ton infime sagesse, ton espoir

Pour gommer tous les maux

Engendrés par tes défauts.

Tu es un ambitieux,

De ces êtres trop sûrs d’eux

Qui croient que le monde est à eux,

N’ont pas de foi, jamais de dieux,

Dont les vies sont taillées dans l’écorce

Avec le feu de leurs forces.

Tu es présomptueux, orgueilleux,

Jusque dans tes aveux.

Bannies la discrétion, la modestie,

Tu aimes faire envie.

Ton plaisir, paraître,

Ne s’afficher que pour plaire.

Monstre, tu ne peux plus le taire

Car dans ta tête c’est l’enfer.

Ton image dans ce miroir,

Ces retours dans ta mémoire,

Reflets de toutes tes fautes,

Tu es ton propre fléau.

Tu analyses ton existence,

Souris de ton importance,

Mais bien loin tu peux chercher

Ces rares présences naguère dédaignées.

Il est déjà très tard

Pour changer ton histoire.

Afin d’adoucir tes heures

Modifie d’abord tes valeurs.

Détache-toi des scandales,

Des liaisons futiles qui s’étalent.

Du verbe aimer réapprend le sens,

Cela t’évitera de mourir dans l’indifférence.

Posté par Lucky Massana à 11:34 - POEMES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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JOIE


Folle_de_joie


 Cette joie-là, vois-tu, je suis totalement incapable de te la justifier.

Je suis assise chez moi, seule, muette, immobile et je me mets à rire.

Le monde est indifférent autour de moi, la civilisation moderne se noie sous une multitude de problèmes dont je suis consciente ; tu es parti et je ne sais même pas si tu reviendras ; et pourtant je ris.

Je ris tellement que j’en perds le souffle, que je sens un réel malaise m’envahir, que je suis obligée de me coucher pour éviter le pire.

Posté par Lucky Massana à 10:50 - CHRONIQUES INTEMPORELLES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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